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Conseil National Iranien (CNI)     www.cni-iran.org
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Iran : "Nous préconisons la désobéissance civile",
déclare Reza Pahlavi

Le Monde daté du 30 avril 2013

interview du porte-parole du CNI
par Christophe Ayad
Le Conseil national iranien (CNI) a tenu son congrès fondateur samedi 27 et dimanche 28 avril, à Paris.
En exil depuis 1979, Reza Pahlavi, 52 ans, fils du chah d'Iran, est l'un des membres fondateurs de cette  nouvelle coalition d'opposition, qui compte 18 partis et organisations politiques, allant des monarchistes aux paniranistes en passant par les sociaux-libéraux et le "mouvement vert".
Quel est le programme du Conseil national iranien ?

Depuis la fraude électorale de 2009, qui a donné naissance au mouvement vert, il fallait mettre sur pied une instance pour qu'une nouvelle génération ne soit pas sacrifiée en vain et que les gens de l'intérieur sachent que leur lutte continue. Je me suis beaucoup entretenu avec des activistes et dissidents à l'intérieur de l'Iran, y compris des prisonniers politiques. Au terme d'un an et trois mois d'échanges, nous sommes arrivés à une charte en 16 points. Ce texte a été signé par 25 000 personnes. Notre demande première est la tenue d'élections libres. Et pour arriver à cela, nous sommes tous d'accord sur le fait qu'il faut renverser le régime.


Qu'attendez-vous de l'élection présidentielle du 14 juin 2013 ?

On ne peut pas parler de véritables élections dans un régime qui filtre les candidatures, censure les médias, n'autorise pas la formation de partis politiques et emprisonne les opposants. Il ne faut pas oublier qu'en 2009, M. Moussavi et M. Karoubi, qui se sont retrouvés à la tête du mouvement vert, étaient des dissidents loyaux, qui ne voulaient que réformer le régime de l'intérieur. Ils sont aujourd'hui en résidence surveillée. Les réformateurs ne croient plus dans la possibilité de changer le régime de l'intérieur. Même eux en sont arrivés à la conclusion qu'il faut boycotter totalement les élections, car elles légitiment le régime.


Comment comptez-vous renverser le régime ?

Ce n'est pas dans la rue ou par les armes que nous gagnerons. Nous préconisons une campagne de désobéissance civile et non violente, accompagnée de grèves massives dans le secteur industriel, qui aboutiraient à une paralysie totale du pays. Aucun régime ne peut demander à quelqu'un qui reste chez soi de sortir travailler.
Par ailleurs, nous sommes pour la réconciliation nationale et l'amnistie. Il y a beaucoup de gens qui sont enlisés dans le système, qui n'y croient plus et veulent en sortir, notamment des gardiens de la révolution et des bassidjis. Nous sommes en contact avec certains d'entre eux. Ils doivent avoir la garantie qu'ils auront leur place dans l'Iran de demain.


Qu'attendez-vous de la communauté internationale ?

Les responsables américains et européens veulent que ça bouge. Ils ont tiré les leçons des échecs des dernières tentatives de dialogue et sont mûrs pour une alternative. Mais plutôt que de se fixer sur la "ligne rouge" nucléaire et d'envisager une action militaire qui ne peut que retarder l'échéance, voire précipiter des alliances internationales et une mobilisation nationaliste en Iran, nous aimerions que les pays libres et démocratiques soutiennent notre campagne de désobéissance civile.
Si jamais il y a des grèves, on pourrait imaginer une caisse d'assurance permettant d'indemniser les pertes de salaire, par exemple. Les Occidentaux ont longtemps insisté pour que le régime change de politique, il faut désormais qu'ils contribuent au changement de régime. Les sanctions seront soutenues par la population si elle comprend qu'elles s'accompagnent d'un soutien à la démocratie et aux droits de l'homme. Et un Iran démocratique éliminera instantanément les tensions et menaces régionales, comme en Syrie par exemple.


L'opposition iranienne a longtemps été divisée entre marxistes et libéraux, fédéralistes et jacobins, religieux et laïques, monarchistes et républicains...

Il y a aujourd'hui un dialogue entre toutes les factions de l'opposition, le pluralisme et la tolérance progressent. La maturité politique a augmenté en Iran, surtout grâce à la jeunesse. Tout le monde est conscient que le pays est en danger.


Quel rôle voulez-vous jouer à l'avenir ? Souhaitez-vous un retour de la monarchie ?

Aujourd'hui, je souhaite jouer un rôle rassembleur dans l'opposition. Quant aux institutions à venir, les Iraniens en décideront : s'ils veulent d'une monarchie constitutionnelle à l'espagnole, pourquoi pas, mais l'important c'est que l'Iran devienne une véritable démocratie.


lien vers le site du journal Le Monde


  
Le Prince Reza Pahlavi,
porte-parole du CNI
Christophe Ayad
Grand reporter
et journaliste
au service
international
du quotidien
Le Monde et
récipiendaire du
prestigieux prix
Albert-Londres
en 2004
à lire aussi:
interview parue dans le Journal du Parlement
annonçant
la création du CNI
à voir aussi:
vidéo de la première interview télévisée du
Prince Reza Pahlavi
en qualité de porte-parole du  CNI