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INTERVIEWS
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Interview réalisée par Christian Malard et parue en l'an 2012 dans le Journal du Parlement

Extraits concernant le projet alors encore en gestation du Conseil National Iranien
Selon différentes sources, vous travaillez à unir les mouvements d’opposition contre l’« Ayatollarchie », qui incluraient ceux qui s’étaient opposés à votre père, le défunt Shah : Les Pasdarans (les gardiens de la Révolution), des gauchistes… Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Durant ces 32 dernières années, mon unique objectif a été d’aider mes compatriotes à regagner leurs droits de décider librement pour eux-mêmes et d’acquérir une souveraineté et une auto-détermination. Je crois que, seule une démocratie parlementaire laïque, pourra replacer l’Iran et les Iraniens sur la bonne voie.
Nous devons mettre un point final à cette théocratie médiévale, qui n’a pas sa place au XXIème siècle.
  
Avez-vous planifié avec le Conseil National Iranien (CNI) en exil de renverser le régime iranien ? Avez-vous tous les instruments nécessaires pour le réaliser ?...

Comme je l’ai expliqué, nous espérons être capable d’orchestrer et de soutenir dans tout le pays une campagne de désobéissance civique, qui, avec l’appui de la communauté internationale, paralyserait le régime, conduisant celui-ci à sa chute.
Le monde peut nous aider technologiquement et politiquement, notamment en ce qui concerne les tentatives de restrictions sévères, empêchant et ralentissant toute communication ciblée, à l’encontre de tous dissidents et manifestants.
Naturellement, nous avons besoin d’assurer les moyens financiers ; en plus des ressources iraniennes, nous accueillons toute aide dans la mesure où l’intérêt national et nos principes ne sont pas compromis.

En pensant à nos voisins les plus proches, j’ai confiance dans le fait qu’ils réaliseront qu’un changement de régime en Iran ne pourra leur être que bénéfique. Avec des excédents dans leurs revenus, ils peuvent certainement apporter une aide discrète aux principaux soulèvements en faveur de notre cause et pour soutenir la campagne d’insoumission en Iran. Aujourd’hui, il faut voir les choses sans prendre des gants. C’est soit « nous », soit « eux » ! Soyez certains que c’est ce que le régime religieux pense.



Dans un Iran que vous espérez débarrassé de « l’Ayatollacratie », quelle vision avez-vous pour votre pays et la région ?

Un Iran démocratique apporterait immédiatement un environnement de paix et de stabilité, éliminant toute hostilité et mettrait fin à la prolifération des armes de destruction massive.
Un Iran démocratique respecterait toutes ses obligations et signatures vis-à-vis de la communauté internationale, parmi lesquelles notre signature relative au NPT.
Un Iran démocratique aiderait autant que possible, à contribuer à un environnement propre dans lequel des solutions durables et une paix pourraient devenir réalité entre Palestiniens et Israéliens.

J’espère, pour notre région, pouvoir arriver à la création d’un environnement de complète coopération, sur tous les fronts : sécuritaire, militaire et économique.
Un pacte régional, similaire à l’OTAN, pourrait réduire les coûts des dépenses militaires, qui pourraient ensuite être affectées à d’importants programmes sociaux et sanitaires.
L’investissement réciproque dans notre région serait le meilleur élément de stabilité à travers des intérêts mutuels des Gouvernements et des citoyens.
Pour finir, plus de productivité ne signifie pas seulement plus d’indépendance, mais aussi un plus grand pouvoir d’achat, qui ne doit pas être vu comme une menace par l’Occident, mais comme un point positif de développement.
Plus précisément, ceci libérerait notre région, une bonne fois pour toute, de tiraillement entre l’Est et l’Ouest, de pré et post guerre froide et apporterait un équilibre à notre monde, dans lequel notre région peut maintenant se permettre d’avoir une vision à 360 degrés, contrairement à ce qui s’est passé au XXème siècle et cela même dans les meilleurs moments.
Pour ma part, dans une zone pétrolière, cela serait la meilleure façon de prévoir et d’évoluer : non pas individuellement, mais collectivement. Ce concept a fait ses preuves en Occident. Il pourrait en être ainsi pour le Moyen-Orient.

  
Aussi, tous les démocrates laïcs, qu’ils soient monarchistes ou républicains, favorables à un tel changement, peuvent prendre part à une large coalition contre ce régime. Je travaille avec une multitude de groupes et d’individus pour la création d’un Conseil National Iranien, dont le seul objectif est de faire campagne pour nos droits, en tant que citoyens iraniens, afin d’être capable de conduire une élection libre et sans tricheries dans notre pays. Puisque qu’il est clair que le Gouvernement religieux refusera de se retirer volontairement et/ou de permettre à un environnement démocratique et libre de prévaloir. Nous n’avons pas d’autres choix que de le renverser. Nous espérons avoir l’appui de la communauté internationale dans la défense de nos droits comme citoyens iraniens à l’auto-détermination et à la tenue d’élections libres. Notre but est d’atteindre cette étape et de permettre aux représentants du peuple dans une Assemblée Constituante, de débattre du futur contenu et de la forme du système démocratique politique et d’avoir la nouvelle Constitution dont la forme sera décidée et ratifiée par un référendum national.
  
voir aussi
Le Monde
du 30 avril 2013

Interview au sujet de la CNI instituée le 28 avril 2013